21 novembre 2017 Sophie Rémond

La loi Informatique et Libertés : une norme qui vise à mieux protéger la vie privée des citoyens

Depuis quelques années, les cas d’atteinte à la vie privée se sont multipliés. Cela s’explique en partie par la place prépondérante qu’occupe internet dans la société contemporaine. Effectivement, naviguer sur le web fait courir certains risques aux particuliers. Afin de préserver l’intimité de chacun, les législateurs ont adopté la loi informatique et libertés.

Qu’est-ce que la loi informatique et libertés ?

La loi informatique et libertés a été initialement adoptée au début des années 90. Néanmoins, ses dispositions ont été modifiées afin de mieux protéger la vie privée des citoyens français. En effet, ce texte vise à responsabiliser les entreprises qui s’occupent du traitement des données personnelles des tiers.

Les sociétés ainsi que les services publics doivent maintenant être présents sur internet afin d’être plus accessibles. Cependant, lorsque les internautes consultent un site web, les données de navigation sont récoltées. De plus, les  conversations sont  aussi conservées par les compagnies sur certains systèmes de messagerie. Si ces fichiers sont dérobés ou s’ils sont détournés de leur utilisation première, la vie privée de chacun sera dévoilée.

A travers la loi informatique et libertés, les autorités compétentes ont fixé certaines normes que les établissements concernés doivent respecter. Il s’agit notamment de garantir l’inviolabilité des workflows en suivant certains protocoles.

Les sanctions encourues en cas de non-respect de la loi informatique et libertés

La loi informatique et libertés ne concerne pas uniquement les sociétés digitales. Les établissements publics doivent aussi se conformer à ce texte. Effectivement, ils conservent de nombreux fichiers concernant les citoyens.

La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL) a été créée pour se charger des contrôles de mise en conformité. A cet effet, son personnel procède à des inspections inopinées auprès des structures concernées. Si des manquements ou des négligences sont constatés, les responsables  auront  à payer des amendes pouvant atteindre 3 millions d’euros. Par ailleurs, la CNIL peut aussi prononcer une cessation des activités.

Afin de respecter les normes concernant la protection des données, il vaut mieux faire appel à un spécialiste. Un Correspondant Informatique et Libertés pourra effectuer un audit  avant de suggérer la stratégie à adopter pour sécuriser les workflows. Dans un autre contexte, cet expert fournira un outil DPO aux administrateurs. Ainsi, ces derniers pourront rapidement identifier les failles de sécurité.